Association "All For One for All"




Présidente : Aline Peltier


10, allée des Lavandières
78320 Le Mesnil Saint Denis


Tél. + 33 (0) 1 34 61 76 40

info@allforone.fr.fm




 

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All for One for All et les bidonvilles de l'Inde

Les origines

Voici ce qu'écrivait en 1996 un jeune homme de 20 ans sur la création de All for One for All. Son article est paru dans le 1er journal de l'association, il devait donc être bien renseigné.

Aline, infirmière du Mesnil, prit son baluchon, un été de 1993 et s'en fut aider les indiens les plus démunis : 17 000 personnes regroupées dans quatre bidonvilles autour de l'aéroport de Bombay. Elle allait épauler Sr Paulette qui fut 15 ans durant, au côté de Mère Theresa (supervisant les actions de planning familial des Sœurs de la Charité).

Mais la réalité s'impose à notre Mesniloise : l'action sur le terrain n'est qu'une goutte d'eau enlevée à un "Gange de nécessité" : sans presque de nourriture, d'hygiène ou de médicaments, il ne reste à ces gens que les sourires d'espoir, réconfortants, qu'ils offrent à Aline lors de sa tournée quotidienne au coeur de ce bourbier. Rats, cochons, corbeaux y montrent du doigt la puanteur et la misère sous le va et vient des avions. Avec un bruit infernal l'aéroport reste cependant le lieu de la manne. Chaque semaine en effet, les restes des plateaux repas : pain, carcasses de poulet, confiture ... une fois triés sont distribués dans la chaleur (35°) et la moiteur d'un mois de mousson.
Ce geste n'est qu'une partie de l'entreprise de Sr Paulette, véritable défi lancé à la misère et à l'égoïsme. Difficile à oublier et pourtant ignorée de tous, juste soutenue par quelques professeurs du St Pius Collège de Bombay, elle a fondé, il y a cinq ans, " The handmaids (les servantes) of the Blessed Trinity ". Deux soeurs, 4 novices, une petite maison au coeur du bidonville et au regard de ces moyens dérisoires des objectifs herculéens :

Aline dans les bureaux de
Sr Paulette à Sahar

- pourvoir à l'éducation des enfants des bidonvilles sans considération de religion, de caste, de nationalité.
- assister ceux, nombreux qui sont privés des plus élémentaires ressources vitales.
- aider chacun à se tenir enfin " debout " et à vivre par lui-même.
En un mot : être " la servante " éclairée de chacune des familles.

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De retour en France Aline fonde une association. Reprenant son bâton de pèlerin, elle donne des conférences auxquelles ni les associations ni les paroisses, ni les lycées et collèges n'échappent. On la voit, impliquer ses copines, sa famille, démarcher les entreprises plus ou moins grosses (Air France, Lufthansa...) pour finalement envoyer à Noël 1995 350 kg de produits de grande nécessité : produits d'hygiène, médicaments, fournitures scolaires, vêtements et quelques gâteries. Cette été 96 Aline est repartie pour l'Inde avec à nouveau [un lourd bagage].

L'association qui vise à aider la communauté (lui apporter l'eau courante par exemple) et qui s'intéresse en priorité aux enfants, a pu habiller, nourrir et scolariser plus de 50 enfants parmi les plus nécessiteux et Aline est revenue avec 150 dossiers de parrainage supplémentaires. Avec 250 F dont 50 F d'adhésion à l'association, on nourrit et scolarise un enfant une année durant.

Depuis, bientôt dix ans se sont écoulés, bien du chemin a été parcouru…

Les parrainages scolaires - Aline, s'est rendue en moyenne une fois l'an sur place pour aider, rencontrer les enfants parrainés, apporter ses idées. L'association a fêté ses dix ans d'existence et ce sont près de 300 enfants qui ont été parrainés pour aller à l'école. Parmi les plus anciens, plusieurs sont en université, mais la plupart sont orientés sur des apprentissages. Grâce à la lecture et l'écriture qu'ils ont pu acquérir à l'école, leur vie sera sans rapport avec l'existence d'exploité qui attend les illettrés des bidonvilles.

L'arrêt de certaines activités - En France, l'aide persévérante du lycée St François, de Montigny le Bx, s'est terminée avec changement de direction, mais d'autres établissements ont pris le relais, à Versailles, au Mesnil même. La journée annuelle du curry, qui avait une nombreuse clientèle (les cuisinières étaient de bons cordons oranges) s'est inclinée devant le durcissement de la réglementation des ventes de comestible. Après plusieurs expériences, les envois par avion ont été abandonnés, les "droits de douane" exigés à l'arrivée réduisant à peu l'intérêt économique de la chose, d'autant que les vêtements, là bas, ne sont pas très chers et la maintenance de matériels étrangers reste difficile. Le dispensaire a été fermé au départ de la jeune praticienne qui assurait la permanence en l'absence d'Aline. Nous avons dû reconstruire le local de stockage des rations (huile, farine) après qu'il ait été incendié. Mais ultérieurement l'ONU a mis fin à ce programme de distribution de rations aux mères allaitant leur enfant.

Quelques grandes réalisations - Mais la petite maison des sœurs au cœur du bidonville, maison qui grouillait de rats, a été entièrement reconstruite et agrandie en 98 grâce à l'association. Depuis, une adduction d'eau a été réalisée, ce qui permet de faire le plein des réservoirs lorsque, tôt le matin, le château d'eau ouvre brièvement ses vannes. Auparavant, chacune traversait au petit matin tout le bidonville avec deux seaux: un seau pour la communauté, un pour ses besoins personnels. Le recueil de nourriture à l'aéroport est maintenant quotidien (d'où une sensible amélioration de qualité).
Et, en complément aux efforts pour rassembler les familles afin que chacun puisse mieux "tenir le coup", il a été organisé, à l'initiative d'Aline, un premier orphelinat "pilote" de 15 lits, financé en grande partie par la vente du premier CD de l'association (CD co-produit avec "Musique pour l'Entraide Humanitaire", dont la présidente-fondatrice est la pianiste Mélisande Chauveau. Son association qui rassemble des musiciens de grand talent, organise très régulièrement des manifestations au bénéfice de All for One for All).

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Aline et Sr Paulette dans les bidonvilles "mous" (c.à.d. élévés en toile plastique). La tôle est déjà une classe au-dessus... la brique se trouve dans les bidonvilles haut-de-gamme!
Des exemplaires de notre dernier CD AFO0301 "Bach, Händel, Vierne" interprété à l'orgues par Jean-Philippe Mathieu, 2e prix du conservatoire de Paris restent à vendre (15€ pièce)
Écouter un extrait du CD

Voir les photos du récent voyage d'Aline

ordre normal    ordre aléatoire


répétition


Temporisation : seconde(s)


    
Aarey Goregaon Colony: une banlieue agricole, mais misérable, de Bombay, à quelques km du grand séminaire St Pius

Orphelins et orphelinats - Les orphelins ont occupé une part grandissante dans l'action entreprise. L'orphelinat pilote, inauguré en Août 2001, occupait un étage inutilisé de la maison de formation des candidates à Vasaï, deux à trois heures de route au nord de Bombay. C'est une banlieue riche tant par une terre fertile, une petite industrie, que par un habitat résidentiel assez " well to do ". Les enfants y sont loin des bidonvilles et de ses tentations. Certes, la mousson y noie abondamment chemins et routes et l'enseignement y est fait en marathi, la langue de l'état du Maharashtra, avec un peu d'hindi, à l'exclusion de l'anglais. Les habitants montrent de la sollicitude pour les enfants. Aussi les enfants sont-ils a priori bien à Vasaï. Et les enfants privés de famille, ainsi que ceux qui en ont encore une mais dont il faut malheureusement les éloigner, sont nombreux à Bombay. Des quinze enfants d'origine on est rapidement passé à plus de cent, l'étage à l'origine consacré au dortoir des candidates a été " redéployé ". A ce jour, la maison est trop petite. D'où la création de plusieurs petites unités d'accueil :
- l'une à Sahar, tout près de la maison mère, pour les tout petits qui bénéficient du jardin d'enfant en anglais et en hindi sous la gouverne de Sr Eliza, qui par ailleurs enseigne en anglais à l'école paroissiale de Sahar6 ;
- une autre à Uttan, port de pêche à mi-chemin entre Vasaï et Mumbaï, dans un appartement donné par un généreux indien.
Il faut plusieurs heures en transport en commun, une heure et demie en 4x4, pour aller de Vasaï à Uttan. Uttan est très actif, très chrétien. Uttan n'a pas été touché par le tsunami de Noël 2004, mais les tempêtes de la mer d'Oman sont fréquentes et les marins sortent par tout temps : il en résulte beaucoup de disparus en mer qui laissent des veuves et de nombreux orphelins de père.

Trésor de paix - Afin de faire une grande avancée sur le front des orphelinats (vois ci-après le projet " Lighthouse ") l'association déploie depuis 2002 toutes les ressources de l'ingéniosité de ses membres pour amasser un " trésor de paix " : ventes artisanales, brocantes, concerts, CD, ventes de vin, bol de riz des écoles, tout est bon, hors les subventions officielles. Des exemplaires de notre dernier CD AFO0301 "Bach, Händel, Vierne" interprété à l'orgues par Jean-Philippe Mathieu, 2e prix du conservatoire de Paris restent à vendre (15€ pièce). Il manque à la panoplie des moyens un site Internet (avis aux volontaires). Il nous manque également le temps, les outils et la compétence pour le montage des heures de prises de vue vidéo (VHS-secam) dont nous disposons pour faire des présentations vidéo de l'association en Inde de plusieurs durées, afin de s'adapter aux différents publics (avis aux volontaires). Cependant, petit à petit le trésor prend de l'importance.

Aujourd'hui, demain

Les parrainages d'orphelins - A ce jour, le seul programme de parrainage proposé aux donateurs intéressés est celui du parrainage des orphelins. Pour cent euro par an, avec un engagement moral de poursuivre pendant trois ans, il est proposé de nouer des liens avec un orphelin. C'est un lien d'affection et de responsabilité qui s'établit entre le parrain ou la marraine et l'enfant et qui vit au travers de vos lettres et des visites d'Aline. Dans la " vague " d'intérêt induite par la catastrophe de Noël, une marraine de All for One for All a pris la parole dans une émission de RTL : une prestation aussi rapide, qui insistait sur la spécificité de l'action de l'association, a induit pas mal de demandes de renseignements, dont encore quelques uns en mars, avec un taux de retour de plus de 40%.

Nouvelles zones d'action ? - Cette catastrophe du tsunami a entraîné d'autres conséquences : après s'être assuré que "ses" enfants n'avaient pas été touchés, l'association a rapidement pris la décision d'affecter ses dernières recettes à des actions sur la côte sud-est de l'Inde : 4700 euro ont été envoyés au comité de coordination " reconstruction " formé autour du Père Ceyrac à Madras. Il est dans le secteur de puis 1937 et nous avons pu suivre au fil du temps les résultats de son action. L'idée de développer un programme de parrainage d'orphelins avec lui est en discussion. La principale difficulté est de trouver un responsable qui puisse, au nom des parrains, se rendre régulièrement sur place pour assurer le suivi et les liaisons. C'est une des spécificités qu'Aline veut garder à ses initiatives : limiter le champs des actions à ce qui peut être assez directement contrôlé. Aline a réussi à entraîner plusieurs de ses hommes dans son aventure: son fils Luc est parti le premier en 97, puis Jean-Pierre et enfin un autre de ses fils, Romain, qui collabore au projet du Children Lighthouse. Mais comme pour préserver les dons faits à l'association, Aline paie les billets d'avion de la famille, on voit là un facteur limitatif !

Le grand projet en cours : " Children Lighthouse " le futur orphelinat - Compte tenu de la saturation des structures existantes et de la dispersion qu'elles imposent au petit nombre d'animatrices sur place, un projet de " grand orphelinat " de 300 lits a été élaboré. Après quelques années de maturation, un généreux indien a donné un superbe terrain ombragé à Uttan, au revers abrité de la colline qui borde le littoral et qui est couronnée par le phare du port. Un peu à l'écart du centre bourg,, il est encore possible d'aller à l'école à pied si besoin est. Les projets se succèdent, afin d'ajuster les ambitions des architectes successifs au budget que l'on peut viser. Comme il convient de construire solide, afin d'éviter des reprises ultérieures et de permettre d'élever des niveaux supplémentaires par la suite, le prix de revient n'est pas donné (légèrement supérieur à 150€/m²). En trois ans, All for One for All a réuni environ 150k€, mais il manque encore quelque 10k€ pour le gros œuvre, puis ensuite quelques euros pour l'aménagement intérieur. Il est toutefois possible maintenant de travailler sur un permis de construire à déposer fin 2005 et une phase de passation de marchés et de travaux sur la période avril 2006-décembre 2007. Si le projet prend ainsi corps il sera très souhaitable d'avoir sur place une représentation technique et contractuelle, pour laquelle il faudra trouver un financement.

Février 2005

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